EADEV : L’environnement, l’agriculture et la politique pour le développement durable

Le passage civilisé du pouvoir en Afrique (Angola) : De José Eduardo dos Santos à son successeur Joao Lourenço : notre point de vue

Article

Après trente-huit ans de règne de José Eduardo dos Santos, son successeur, Joao Lourenço, un général à la retraite de 63 ans, a été investi, le 26 septembre 2017, troisième président angolais. Une voie pour l’avènement de la démocratie en Afrique !

En effet, l’Afrique est un continent où les dirigeants ont du mal à accepter de quitter le pouvoir même après 50 ans de règne. Le départ du pouvoir de José Eduardo dos Santos est un cas à prendre au sérieux et doit être minutieusement bien géré. Comme ses frères africains, José Eduardo dos Santos pouvait rester au pouvoir jusqu’à sa mort ou se faire remplacer par son fils où par quelqu’un de sa famille.

Le comportement de l’élite politique actuellement au pouvoir au Zimbabwe après le départ forcé de Mugabe doit inspirer tous ceux qui aspirent à l’alternance démocratique en douceur en Afrique. Loin en nous l’idée d’encourager l’impunité, mais pour quitter cette zone de turbulence, l’Afrique doit accepter de faire des sacrifices, lesquels ? Il appartient à chaque Etat africain d’étudier son cas en fonction de ses réalités socio-économiques.

L’Angola est un pays qui a souffert de plusieurs années de guerres, et après le départ volontaire de José Eduardo dos Santos, il faut éviter de faire la chasse à l’homme. La gestion d’une nation doit prendre en compte les enjeux antérieurs et ultérieurs et surtout, éviter de se faire manipuler par ceux qui ne veulent pas voir l’Afrique aller vers la démocratie.

Tenez, un acharnement contre les proches de l’ancien Président José Eduardo dos Santos, risque d’amener d’autres Présidents africains en fonction au-delà de leurs mandats, de ne pas croire au passage civilisé du pouvoir même par un Dauphin. Le Président Mandela en Afrique du Sud avait montré un bel exemple de passage civilisé de pouvoir.

‘’L’échec de l’alternance démocratique en Angola’’ risque d’hypothéquer l’avenir de la démocratie en Afrique. L’Union africaine doit interpeller la classe politique angolaise tout en l’invitant à la responsabilité et au réalisme. L’instauration de la démocratie est un processus, c’est une construction dans le temps qui doit se faire dans la douceur et dans la prudence. Les ennemis de l’Afrique ne souhaitent pas voir leur poulailler se démocratiser, il appartient aux élites africaines de bien comprendre les enjeux et de jouer un rôle constructif pour l’avenir des générations futures.

Pour l’avènement de la démocratie en Afrique, le nouveau pouvoir angolais doit éviter de s’acharner contre les proches de l’ancien Président angolais José Eduardo dos Santos dont l’objectif premier semble être de préserver les intérêts de son clan.

Le débat est ouvert.

Fait à Kinshasa, le 05 avril 2018

La Rédaction

Vous pouvez télécharger le programme ici :

Le passage civilisé du pouvoir en Afrique (Angola) : De José Eduardo dos Santos à son successeur Joao Lourenço : notre point de vue

Commenter

Chers lecteurs, les commentaires déposés n'engagent nullement eadev-agro-congo.com. Néanmoins, pour conserver un espace instructif et informatif, eadev-agro-congo.com se réserve le droit de supprimer tout commentaire indésirable ou contraire aux valeurs morales

Commentaires

Yves NKANGU
LES PRESIDENTS AFRICAINS VEULLENT S'ETERNISER AU POUVOIR , MEME S'ILS SONT REMPLACES PAR SEMBLANT. EN LAISSANT LE BATÔN DE COMMANDEMENT A UNE AUTRES PERSONNE NE VEUT PAS DIRE QUE TU DOIS TOUJOURS IMPOSER LES CHOSES.... OÙ EST LA VRAIE DEMOCRATIE? || 05/04/18 - 04:04:09
CABD