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RDC : toute la lumière sur la cession des actifs à la Gécamines attendue au Conseil des ministres de ce vendredi 29 mai

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L’opinion attend la position du gouvernement sur le dossier de vente des actifs de la Société de terril de Lubumbashi (STL) par la Gécamines. Le président de la République attend du ministre du Portefeuille toute la lumière dans cette affaire au cours du Conseil des ministres de ce vendredi 29 mai.

Lors de la 32ème réunion du Conseil de ministre, le chef de l’Etat, par rapport à la vente des actifs de la GECAMINES, a indiqué qu’il lui revenait « de plus en plus des dénonciations, parfois documentées, sur des cas de fraude ou de sous-évaluation à l’occasion des ventes des actifs de la GECAMINES ». Et, bien qu’il ait reçu un mémo émanant de la GECAMINES qui explique sa position par rapport à ce sujet, le président de la République souhaitait qu’on fasse « toute la lumière sur cette affaire ».

« Les montants de manque à gagner en jeu sont énormes selon les dénonciations. Les explications fournies pour réfuter de telles accusations n’ont pas dissipé toutes les zones d’ombre sur cette affaire. D’où la nécessité de faire toute la lumière sur cette affaire. Le Chef de l’Etat répondra officiellement au mémo lui adressé par la Direction de la GECAMINES. Le Président de la République demande à ce sujet au ministre du Portefeuille de déposer au prochain Conseil des Ministres un rapport détaillé sur ces faits dont les éléments seront mis à sa disposition », notait le compte rendu du Conseil des ministres de la semaine passée.

Dans le dossier STL, tout est parti de l'ONG de défense des droits de l'homme ACAJ qui a dénoncé en avril 2020 la cession des actifs de STL à la Gécamines. De même, le Collectif "Le Congo n'est pas à vendre", dans un communiqué du 15 avril 2020, s'est opposé à cette transaction, appelant le président de la République et le gouvernement à décréter un moratoire dans la cession des actifs des entreprises publiques jusqu'à la nomination des nouveaux mandataires.

Pour la Gécamines, la STL lui appartient à 100,% et n'a été vendue à personne. « Au contraire, STL a renforcé son profil d'opérateur minier en consolidant ses actifs dans le processus de filialisation initié par Gécamines », avait soutenu le DG ai. de la Gécamines, Jacques Kamenga dans un autre communiqué du 14 avril.

Au-delà du cas de la Gécamines, les ONG demandent que le gouvernement se saisisse des autres dénonciations qui ont été faites notamment sur la MIBA et la SOKIMO. A la MIBA il y a eu une joint-venture qui a été signé avec une firme roumaine que le gouvernement ne veut pas publier jusqu’à ce jour. Même chose à la SOKIMO où le staff dirigeant est en phase de céder des permis miniers à AJN Ressources dans l’opacité totale.

« Nous avons appris avec satisfaction, à travers le compte-rendu de la 32ème réunion du Conseil des Ministres du vendredi 22 mai 2020, la demande du Président de la République faite au Ministre du Portefeuille ''de déposer au prochain Conseil des Ministres un rapport détaillé sur ces faits dont les éléments seront mis à sa disposition (sur la Gécamines). Le Conseil des Ministres déterminera ensuite les orientations à donner à ce dossier.'' Notre Coalition, faite des citoyens congolais, rappelle au Chef de l'Etat et Chef du Gouvernement que plusieurs dénonciations, trop récentes et suffisamment documentées, ont été faites par des ONG du secteur extractif national (les plateformes COGEP, TOUS POUR LA RD CONGO) et le député Eric NGALULA ILUNGA de l'UDPS du Kasaï-Oriental sur les actifs hautement valeureux et de qualité mondiale (d'or et de diamants) de la SOKIMO et la MIBA. Nous constatons avec regret et inquiétude leur oubli et exclusion des dossiers prioritaires à l'ordre du jour des différents Conseils des ministres », écrit la coalition « Tous pour la RD Congo » dans son communiqué intitulé « Pourquoi la présidence et le gouvernement ignorent les dénonciations documentées sur la MIBA et la SOKIMO ? » diffusé le 28 mai.

De son côté, la Coalition pour la Gouvernance des Entreprises Publiques du secteur extractif (COGEP), tout en encourageant le gouvernement à faire la lumière sur le cas de la Gécamines, a signalé le gouvernement que l’entreprise publique SOKIMO est dans le processus de céder ses actifs à AJN Resources Inc., « dans les mêmes conditions d’opacité que la GECAMINES ».

« SOKIMO avait déjà cédé certains de ses Permis d’exploitation à Kodo Resources, toujours dans les conditions et buts qui, au lieu de contribuer à son relèvement, mais l’enfonce davantage. En dépit des dénonciations et irrégularités soulevées par les organisations de la société civile et le Caucus des parlementaires de l’Ituri, ces transactions poursuivent leur cours normal alors que cette cession viole, non seulement les dispositions du code minier mais constitue un véritable bradage des actifs miniers et un manque à gagner tant pour l’entreprise que pour les citoyens congolais. C’est pourquoi, il s’avère indispensable pour le Gouvernement de faire annuler la cession et de prendre publiquement position afin de rassurer les citoyens congolais », écrit la COGEP dans son communiqué de presse du 27 mai.

Desk eco

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