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L'eau potable en République Démocratique du Congo

Article



Au même titre que l'air, l'eau est un aliment nécessaire à la vie. L'eau est le véhicule des éléments figurés du sang, ainsi que
celui de certaines sécrétions (larmes, sucs digestifs). Elle est nécessaire au maintien de la température (sudation) et à
l'élimination des déchets solubles (urine). On ne peut s'en priver plus de cinq jours. Une perte de 10 à 15% peut entraîner
la mort. L'eau de notre organisme est répartie dans trois compartiments : l'eau intracellulaire, l'eau extracellulaire et le
sang. La quantité doit en rester constante ainsi que sa concentration en ions, essentiellement Na+ et K+.



L'entrée de l’eau dans le corps se fait par : (i) la boisson (1,5 litre/jour), (ii) les aliments (0,9 litre/jour), (iii) l'eau produite
par la combustion des aliments (0,6 litre/jour). Le fonctionnement normal du corps conduit à la perte d'environ 2,6 litres par jour.
Il convient d'équilibrer ces pertes par des apports équivalents.



Seulement 47% de la population congolaise ont accès à l’eau potable. Cette situation s’avère tragique surtout chez les enfants de moins
de 5 ans qui sont exposés aux maladies diarrhéiques et respiratoires. La RDC affiche un taux d’accès à l’eau potable inférieur à
plusieurs pays de sa sous-région. Selon la Banque mondiale, 77% des habitants du Congo Brazzaville ont accès à des sources d’eau
potable améliorées. Ce taux est de 93% au Gabon, 76 % au Cameroun, 76% au Rwanda, 69% en Centrafrique.



La RDC fait face à des difficultés pour desservir sa population en eau potable bien qu'elle dispose d'énormes potentialités
hydriques pouvant approvisionner toute l'Afrique. A ce jour, beaucoup de villes et territoires sont confrontés à une pénurie
d'eau potable. Suivant les statistiques publiées par le Ministère de l'Energie et le Programme des Nations Unies pour
l'Environnement (PNUE), le taux national de desserte, qui était de 69% en 1990, est tombé à 22% en 2005,
avant de remonter à 47%. En raison des infrastructures endommagées et fragilisées par des années de
sous-investissement, de conflit et de la croissance rapide de la population, le taux de couverture de
l'approvisionnement en eau a décliné sérieusement. Les conséquences sociales et sanitaires de la rupture
des services d'eau sont considérables.



Les tranches les plus pauvres de la société sont touchées de façon disproportionnée par le déclin de la prestation des
services et la hausse des prix de l'eau, cette situation a été observée dans les zones rurales mais également de façon
croissante dans les villes connaissant une expansion rapide telle Bukavu, Kinshasa, Lubumbashi, etc.



Par manque d'eau potable, les populations situées dans certaines zones rurales se contentent des eaux de pluies. Les ménagères
profitent de ce moment pour faire des réserves. Des familles entières se mobilisent et accourent vers de grands bâtiments pour
recueillir les eaux de la pluie qui coulent des toitures de ces immeubles.



La pénurie d'eau reste un problème en République Démocratique du Congo, les habitants se déplacent à plus de 10 km pour trouver de l'eau et il
faut 30 minutes pour remplir un récipient de 20 litres. Il faut se réveiller à 4 heures du matin pour la recherche de l'eau, une
situation qui n'existe pas dans de nombreux pays qui par ailleurs ne disposent pas de l'hydrographie comme celle de la RDC.
En milieux ruraux, la majorité des habitants s'approvisionnent en eau dans des rivières, lacs, des sources non
aménagées, des puits ouverts et ces habitants éprouvent de sérieux problèmes de santé.



2. Causes de faible taux accès à l’eau potable en RDC



Parmi les causes de faible taux d’accès à l’eau potable, on peut citer : (i) le disfonctionnement de la REGIDESO par
l’abandon des infrastructures de traitement d’eau, (ii) l’augmentation rapide de la population, (iii)
le prix élevé de l’eau traitée pour les populations pauvres, (iv) la mauvaise gestion des cours d’eau entrainant
la pollution et la dégradation des bassins versants, (v) la faible contribution du pouvoir public dans les programmes
d’approvisionnement en eau et assainissement.



3. Pistes de solution



Que faire pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en République Démocratique du Congo ?
Les solutions sont multiples et n’ont qu’un seul but : d'améliorer les conditions de vie des populations.




Le manque d’accès à l’eau potable présente en effet de graves dangers. L’eau non traitée véhicule des virus, des bactéries, des
parasites ou encore des micro-organismes. Elle peut donc être responsable de maladies. Ces maladies hydriques tuent environ
5 millions de personnes chaque année, et 2,3 milliards en souffrent
. Les micro-organismes présents dans l’eau peuvent véhiculer
notamment le paludisme, la schistosomiase, la fièvre typhoïdes, le choléra et les amibes. La diarrhée est le plus grave problème
de santé publique directement lié à l’eau.




Pour améliorer l’accès à l’eau potable, le pouvoir public congolais doit renforcer le partenariat public-privé en vue d’améliorer
le service d’approvisionnement d’eau. Le Programme National Village et Ecole Assainis doit être renforcé pour plus des résultats à
l’échelle nationale. La REGIDESO doit être restructurée pour plus d’efficacité et d’efficience sur le terrain. Les ONG et les
Associations communautaires œuvrant dans le secteur de l’eau doivent améliorer leur prestation sur le terrain en vue de garantir
l’accès à l’eau pour tous. La mise en place d’une politique sociale de l’eau viable ayant pour but de garantir un accès à l’eau
universel pour les populations s’avère indispensable.




Conclusion




L'accès à l'eau de boisson signifie que la source est située à moins d'un kilomètre de l'endroit de son utilisation et qu'il est
possible d'obtenir régulièrement au moins 20 litres d'eau par habitant et par jour. L'eau potable est une eau ayant des caractéristiques
microbiennes, chimiques et physiques qui répondent aux directives de l'OMS ou aux normes nationales relatives à la qualité
de l'eau de boisson. L'accès à l'eau potable est indiqué par la proportion des personnes qui utilisent des sources d'eau
potable améliorées : raccordement à domicile, bornes-fontaines publiques, etc.



La République Démocratique du Congo doit fournir le maximum d’effort pour permettre à sa population d’avoir accès à
l’eau potable car ses potentialités en cette ressource, ne peuvent justifier cette situation.





Par Olivier Makita



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Commentaires

Eric MAVUZI
Merci EADEV pour tous ce que vous nous donnew || 18/12/17 - 01:12:54
AAAAAAAAA
bel Article || 05/09/17 - 02:09:04
CABD