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RDC : la misère, pourquoi et que faire ?

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En République Démocratique du Congo, la misère devient chronique et dépasse la limite de l’insupportable. En villes comme dans les campagnes, de nombreuses familles ont du mal à trouver de quoi à manger. Beaucoup de gens seront tentés de ramener ça à la paresse de la population. Une telle analyse fausse les fondamentaux de toute réflexion. Le cadre légal nécessaire à l’épanouissement de l’homme est inexistant en RDC.

Tenez, à Kinshasa par exemple, même chez les gens qui travaillent et qui ont un Background élevé (médecins, ingénieurs, avocats, magistrats, professeurs d’université, inspecteurs, etc.), la nourriture est un lux. Il n’est pas rare de constater que la loterie qui était une affaire des jeunes est devenue aujourd’hui une voie de fuite de cerveaux en Afrique en général et en RDC en particulier. Combien de fonctionnaires, enseignants et autres en mission à l’étranger s’organisent pour ne plus rentrer au pays et échapper à la misère ?

L’éducation des enfants est un calvaire en RDC et les soins de santé constituent un grand trou noir, les députés et autres mandataires peuvent aller se faire soigner à l’étranger et le reste de la population est appelée à broyer du noir.

L’accès à l’électricité et à l’eau potable reste un slogan en dépit de nombreuses potentialités dont regorge le pays, un paradoxe. La RDC est-elle condamnée à vivre dans la précarité ? Pourquoi l’élite est-elle incapable de transformer les ressources du pays en biens et services ? Comme l’avait souligné Son Eminence le Cardinal Monsengwo lors de l’une de ses prédications, la plupart de congolais attendent que les autres se battent pour le progrès « vous devez être les artisans du bien être en RDC ». Ce n’est pas en s’exilant que la démocratie et l’état des droits vont s’installer dans le pays, mais c’est en travaillant et en mettant en place des stratégies que le progrès peut naitre.

Il est des cas rares de voir les Congolais travailler en équipe : mettre en place une entreprise dans la durée, une plate-forme politique solide et qui résiste aux pressions extérieures, etc. Si quelqu’un n’a pas de culture de travailler ensemble, vous n’allez pas lui demander de se battre pour le bien collectif. L’égoïsme, la politique du ventre et d’autres tares qui caractérisent les élites politique, intellectuelle, économique, militaire et bureaucratique de la RDC se justifient par notre refus de comprendre que le développement n’a jamais été individuel mais communautaire.

L’école doit jouer son rôle en formant des cadres pour le développement du pays et en inculquant chez les jeunes, l’esprit de travail en équipe comme base essentielle de tout apprentissage et de tout projet de développement. La famille entant que première école, doit aussi apprendre aux jeunes que la pauvreté n’est pas une fatalité et ne peut se justifier en RDC ; le progrès ne tombe pas du ciel, c’est une construction dans le temps. Les ressources naturelles de la RDC devraient en principe faire de ce pays un paradis, mais hélas, la cupidité et la médiocrité ont remplacé les valeurs nécessaires au développement.

La Rédaction, le 19 mai 2018

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Commentaires

Mr. inconnu
le gouvernement congolais veut faire croire à la population congolaise que la misère est un mode vie. or, ce n'es même pas ça. au lieu de présenter des plans de dévéloppement au peuple ils disent: .... wumela, tolembi yote, ... desire, etc., même vos consciences vous interpellent- elles pas? il a largement echoué ce monsieur .... il faut qu' il dégage. || 19/05/18 - 11:05:39
CABD