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RDC-Kinshasa : la traque des filles présumées UJANA par la police, les ONG des droits de l’homme sont invitées à la vigilance

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Des images en provenance des réseaux sociaux montrent des présumées jeunes filles UJANA arrêtées par la police et conduites vers les ‘’cachots’’. Plusieurs questions méritent d’être posées : Combien de temps ces filles passeront au cachot avant d’être présentées devant un magistrat ? Quelles sont les dispositions prises pour éviter que les agents de l’ordre ne puissent pas violer ces jeunes filles victimes de la mauvaise gouvernance du pays ?

Nous invitons les autorités de la ville de Kinshasa à arrêter la traque de ces jeunes filles. On ne doit pas aller à l’université pour comprendre que ces filles dont la plupart sont orphelines, rejetées par les familles à cause de la pauvreté instituée par les gouvernants, soit issues des familles les plus pauvres de Kinshasa, sont intellectuellement parlant, victimes de la gestion chaotique de l’Etat par les hommes politiques.

Notre reporter qui a discuté le mardi (25 septembre 2018) soir à 19 heures à Matongo avec une fille de rue, voici son propos : « je ne suis pas née pour être UJANA ou fille de la rue, mon père est décédé il y a 2 ans, j’étais en 3ème des humanités littéraires, juste après son décès, c’est le début d’une nouvelle vie basée sur chacun pour soi. Je n’ai rien pour commencer une activité génératrice des revenus, ……………». A la lumière ce cet entretien que notre reporter a eu avec cette jeune fille, si l’Etat jouait réellement son rôle de gardien, cette fille, même après le décès de son père, serait à l’école. Le responsable numéro de cette prostitution juvénile est l’Etat congolais à cause de son incapacité à remplir correctement ses missions régaliennes.

Il n’est un secret pour personne que ces filles méritent une sensibilisation et une prise en charge par la société ; mobiliser la police pour traquer des personnes abandonnées par l’Etat, constitue une fuite en avant.

Il vaut mieux envoyer ces policiers à Beni pour appuyer les unités sur le terrain et mettre fin aux massacres répétés des populations civiles, et laisser les ONG et les églises sensibiliser ces enfants qui ont droit à la protection de l’Etat pour de nouvelles fenêtres dans leur vie.

Les ONG des droits de l’homme sont invitées à la vigilance et doivent interpeller les dirigeants sur leur responsabilité dans cette situation qui détruit à petit feu la jeunesse de la RDC.

La Rédaction, le 26 septembre 2018

Vous pouvez télécharger le programme ici :

RDC-Kinshasa : la traque des filles présumées UJANA par la police, les ONG des droits de l’homme sont invitées à la vigilance

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