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Des pleurs à travers le monde : (1) RDC : Ebola, Massacres, Incendies, (2) Indonésie : les familles à la recherche des corps de leurs proches après le séisme

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A Palu et dans les environs, le tremblement de terre et le tsunami du 28 septembre ont fait plus de 1 500 morts et deux mille blessés graves. Des millers de personnes ont disparu.

« Mon Dieu, écoute nos cris qui s’élèvent vers toi ! » Une main anonyme a tracé cette supplication sur un morceau de carton, hâtivement fixé sur la coque d’un vieux rafiot de pêche que la grande vague a renversé cul par-dessus tête. A l’approche de Palu, capitale de la province centrale de Sulawesi, cet immense territoire indonésien que l’on appelait autrefois l’île Célèbes, les abords du centre-ville portent déjà les stigmates du séisme, puis du tsunami qui ont ravagé, au soir du vendredi 28 septembre, les rivages de cette longue baie qui s’ouvre d’ordinaire paisiblement sur le détroit de Makassar.

Il y aurait, selon l’Agence indonésienne de sauvetage, « un millier de maisons écroulées avec, donc, plus d’un millier de gens sous les décombres »

Le front de mer ressemble à une ligne de front et Palu à une ville qui émerge d’une guerre courte mais sanglante : la plage est jonchée de détritus de toutes sortes, le pont métallique qui enjambait la rivière s’est écroulé, une petite mosquée se penche sur la mer comme une tour de Pise orientale. Derrière la façade de guingois de l’hôtel Mercure, construit devant la plage, on devine les lits aux draps blancs de chambres sans murs où la brise fait tristement voler les rideaux. Le bâtiment s’est affaissé de l’intérieur : le hall d’entrée dévasté, où s’agitent des sauveteurs en combinaison orange, est en fait le second étage tombé sur le premier. Ce dernier s’est enfoncé dans les profondeurs. Une dame entièrement voilée de noir, visage couvert d’un masque antipollution, explique : « J’attends que l’on déterre le cadavre de ma sœur, qui était réceptionniste. »

Les images associées ici aux aventures du marin polonais Joseph Conrad, qui trouva sous ces latitudes matière à écriture pour quelques-uns de ces plus foisonnants romans, ne sont plus de mise en ces terribles jours : une semaine après la catastrophe, la pire tragédie qui ait frappé l’archipel depuis le tremblement de terre...

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