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Investir dans la prévention des catastrophes : un plus pour les économies et pour la lutte contre le changement climatique (ONU)

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Chaque année, les catastrophes induites par les aléas naturels et technologiques touchent des millions de personnes et causent des pertes économiques estimées à environ 250 à 300 milliards de dollars, a signalé l’ONU samedi à l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes.

Chaque année, les catastrophes induites par les aléas naturels et technologiques touchent des millions de personnes et causent des pertes économiques estimées à environ 250 à 300 milliards de dollars, a signalé l’ONU samedi à l’occasion de la Journée internationale de la prévention des catastrophes.

Rien qu'en 2017, les catastrophes induites par des inondations, des incendies de forêt ou des tremblements de terre ont fait 9 000 victimes et touché 96 millions de personnes, causant des pertes combinées de 270 milliards d'euros.

« Les catastrophes ont un coût humain élevé », a lamenté le Secrétaire général des Nations Unies dans son message à l'occasion de la Journée.

« Des millions de personnes sont déplacées chaque année et perdent leur toit et leur emploi, du fait de phénomènes météorologiques extrêmes et de séismes », a ajouté António Guterres, qui a témoigné cette semaine des effets dévastateurs du séisme et du tsunami qui ont tragiquement frappé l'Indonésie récemment.

« Les pays ne font cependant pas systématiquement état des pertes économiques qu’ils subissent à la suite de catastrophes majeures », a remarqué le Secrétaire général.

Selon le chef de l'ONU une meilleure compréhension des pertes économiques liées aux phénomènes météorologiques extrêmes pourrait engendrer une lutte plus soutenue contre les changements climatiques et une volonté plus forte de réduire les gaz à effet de serre.

Aussi chiffrer les pertes économiques pourrait inciter les gouvernements à faire davantage pour atteindre les objectifs du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, à savoir une baisse importante des pertes dues aux catastrophes d’ici à 2030.

«La diminution des pertes économiques résultant des catastrophes a le pouvoir de transformer nos vies et de concourir grandement à l’élimination de la pauvreté », a affirmé António Guterres.

« Si aucune mesure de prévention et de réduction des risques n’est prise, ces pertes vont continuer à s’accroître en raison des pressions induites par le changement climatique, la surpopulation et l’urbanisation massive », a déclaré pour sa part la Directrice générale de l’UNESCO, Audray Azoulay.

L’Organisation a souligné que les impacts des catastrophes peuvent être atténués par le biais d'efforts systématiques d'analyse, de planification et de maîtrise des facteurs à l'origine des catastrophes.

« L’atténuation des effets provoqués par les catastrophes ainsi que les investissements réalisés dans les actions préventives ont un impact positif sur les économies, que ce soit à l’échelle locale, nationale ou mondiale », a affirmé dans une déclaration la Directrice générale de l’Organisation, Audray Azoulay.

La Journée internationale de la prévention des catastrophes de 2018 est axée sur la réduction de l'impact économique des catastrophes dans le monde, 3e objectif du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe.

Grâce à ses activités dans les domaines de l’éducation, des sciences sociales et naturelles, de la culture ainsi que de la communication et de l’information, l’UNESCO soutient les États membres dans la mise en œuvre du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, décidé par l’ONU et aligné sur le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et sur l’Accord de Paris sur le changement climatique.

L’UNESCO participe en outre à la réduction des pertes économiques grâce au développement de systèmes de surveillance et d’alerte précoce en cas de tsunamis, d’inondations, de tremblements de terre et de sécheresse.

Dans le même temps, l’UNESCO procure aux États membres le support technique nécessaire pour assurer un environnement bâti résilient, notamment pour les ménages à faible revenu, les établissements scolaires et les sites désignés par l’UNESCO.

« Unissons donc nos forces pour soutenir les États membres dans la mise en œuvre de cette stratégie » a appelé la cheffe de l’UNESCO.

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